Au Parti socialiste, il y a ceux qui soutiennent Benoît Hamon parce qu’ils ont toujours constitué l’aile gauche du PS. Il y a ceux qui — c’est mon cas — soutiennent Arnaud Montebourg parce qu’il propose une vision politique nouvelle alliant volontarisme, y compris en matière européenne, et soutien aux PME. Il y a ceux qui soutiennent Vincent Peillon parce qu’ils auraient voulu soutenir François Hollande et qu’ils ne peuvent soutenir des figures fortes, donc clivantes, comme Valls et Montebourg. Il y a ceux qui soutiennent Manuel Valls, pour plein de bonnes ou mauvaises raisons : tendances sondagières (éphémères !), légitimisme, attrait pour l’autorité de l’état dans le régalien et pour le libéralisme dans l’économique… Absolument tous sont respectables à condition de déclarer formellement qu’ils reconnaîtront la légitimité celui qui sortira vainqueur de la primaire et le soutiendront pleinement.

Mais au Parti socialiste, il a y ceux qui soutiennent Emmanuel Macron qui ne s’inscrit pas dans la primaire parce qu’il prétend être “au dessus de la mêlée”, qu’il se place en dehors des partis et c’est son droit le plus strict. En revanche les membres du PS qui le soutiennent devraient eux aussi être en dehors du parti s’ils ont un minimum de cohérence (denrée devenue rare semble-t-il dans le milieu politique). Qu’ils aillent construire un nouveau centre avec lui, mais qu’ils aillent le faire ailleurs comme lui le souhaite et l’appelle de ses voeux. Je me demande d’ailleurs ce que fait Cambadélis qui était pourtant si prompt à menacer untel ou tel autre il n’y a pas si longtemps ! Le 15 décembre, il sera temps de les exclure et de leur retirer toute investiture. Ce sera aussi l’occasion l’occasion de prévenir — par anticipation car on ne sait jamais — tous ceux qui envisageraient de s’émanciper du choix du peuple qui naîtra de la primaire de janvier.
Une primaire n’est pas un congrès. On n’y a pas recours pour mesurer le poids de telle ou telle autre tendance, de telle ou telle autre personnalité. Une primaire est une occasion rare si ce n’est unique de laisser le peuple s’exprimer, de faire des choix idéologiques clairs et nets, de cristalliser un lien avec un candidat qui porte une vision pour le pays et le monde. Une primaire n’est pas un congrès. Une primaire ouvre le champ des possibles. Une primaire permet de lancer le mouvement qui peut conduire un projet jusqu’à l’exercer du pouvoir. Jusqu’à l’exercice du pouvoir !

Parce que la démocratie qu’offre une primaire n’est pas la manœuvre de congrès qui a formé bien de nos leaders dès leur tendre jeunesse, il est nécessaire que chacun s’engage à respecter la parole du peuple !

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