Le texte ci-dessous est paru pour la première fois, le 22 novembre, sur le site Nantes a de l’avenir, plateforme collaborative de la liste menée par Johanna Rolland pour la municipale de Nantes.

La réforme des rythmes scolaires a libéré du temps pour des activités extrascolaires ou parascolaires pour les enfants en primaire. Les élèves ont donc plus de temps en fin de journée pour des activités ludiques, mais en disant ludique, je pense qu’on ne doit pas s’interdire d’allier l’utile au ludique.

Tout comme on peut inscrire ses enfants à des activités tels que les échecs, le dessin, la guitare ou le foot, je pense qu’on devrait offrir la possibilité aux enfants, dès le plus jeune âge d’apprendre à « coder », d’apprendre à « programmer », d’apprendre à créer des logiciels. Apprendre des langages informatiques simples et le faire de manière ludique est possible tout comme il est possible d’apprendre une langue en s’amusant ou du moins en évitant les méthodes « à l’ancienne » qui rebute l’être humain normalement constitué.

Apprendre la géographie, l’histoire ou une langue étrangère est aussi important qu’apprendre à coder dans la mesure où cela permettrait de mieux appréhender le réel qui nous entour alors même que le virtuel fait désormais partie de ce réel. Il n’y a presque plus aucun métier qui n’implique pas le recours aux logiciels que l’on en soit conscient ou pas. Alors si tout le monde y a recours, ça ne fera de mal à personne de savoir globalement comment marche un logiciel. En sachant comment ça marche, on dompte cette réalité nouvelle. En sachant comment ça marche, on peut même aller plus loin, s’y intéresser de près, en faire une passion, peut être même un métier. En augmentant le nombre de personnes capables de lire et d’écrire des logiciels, on décuple la capacité du territoire à innover. En renforçant notre territoire dans ce domaine qui est le gisement de productivité d’aujourd’hui et de demain, on augmente aussi la puissance de la France dans un domaine unique en son genre, car désormais au coeur de toutes les activités humaines.

Dans la mesure où les programmes de l’Education nationale ne prévoient pas cet apprentissage à ce stade, je propose que la politique municipale encourage la mise en place de structures offrant ce type d’apprentissage, mais en veillant au caractère ludique de l’activité, car nombreux sont ceux qui se rappellent encore de l’inutilité des cours de TurboPascal enseignés dans les années 90 aux jeunes de 15-20 ans, assimilés à des cours de maths et ainsi rendus totalement ésotériques à quiconque n’aime pas les mathématiques.

Une ONG américaine appelée Code.org décrit en détail ce qui peut être fait. Ils osent annoncer que les cours peuvent être donnés à des gens de 6 à 106 ans. Leurs méthodes devraient nous inspirer : http://code.org , on est certainement capable de relever le défi…

Joindre la conversation 3 commentaires

  1. Tout à fait d’accord, et l’aspect ludique est effectivement important. Je suis d’accord car on peut être sûr que certaines personnes trouveront dans le codage une activité qui les épanouit ou participe à leur épanouissement ; et tout ce qui rend heureux est bienvenu.
    De là à y voir un gisement d’avenir pour le territoire…. Il y aura toujours plus de codeurs en Chine qu’en France, et les Chinois seront moins chers donc le codage ne se fera pas en France. En revanche, où se fera le codage innovant ? Là où on aura appris a penser au-delà du codage. Pourquoi pas en France ?
    Puisqu’on parle de penser, des cours expliquant ce que l’on sait sur le fonctionnement du cerveau, sur les relations de domination entre indivdus d’une même espèce et sur d’autres thèmes connexes, voilà qui serait intéressant. Là aussi on peut faire du ludique.
    Saludos.

    Réponse
    • Merci pour votre commentaire
      Je pense que l’intérêt d’apprendre à « coder » jeune, c’est de faire de cette activité quelque chose de très naturel pour une grande partie de la population active future.
      Cela leur servira même si ce n’est pas eux-mêmes qui « coderont » les futures applications : ils pourront mieux concevoir les applications et mieux manager leurs développements s’ils en maîtrisent le B-A BA
      Par ailleurs, je pense que le développement off shore a un intérêt économique uniquement si’l y a économie d’échelle (bcp de lignes de code)
      Or les applications rentables ne sont pas toutes riches en lignes de code sans même parler d’un horizon visible où le gros des lignes de codes (génériques) sera produit par des « machines » et plus par des personnes qu’elles soient en France ou en off shore
      Merci encore pour votre commentaire et à bientôt
      Bassem

      Réponse

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

CATÉGORIE

Economie, France, Nantes, Numérique, Politique, Société

Mots-clés

, , ,