Un article paru dans Ouest France samedi 20 septembre et un tweet datant du vendredi 19 septembre ont été l’occasion pour la droite nantaise de montrer son incapacité à mesurer le renouvellement des pratiques progressivement mis en place par la majorité municipale dès le lendemain du deuxième tour de l’élection municipale en mars dernier.

Le renouvellement des pratiques politiques a été annoncé durant la campagne et confirmé dans le discours d’investiture de Johanna Rolland, le 4 avril où il était explicitement dit que l’opposition aura un rôle à jouer dans les principales commissions municipales : celle des finances et du budget ainsi que celle d’attribution des places en crèche, celle qui définit les dérogations en termes de carte scolaire et enfin celle d’attribution des logements sociaux à Nantes Habitat. Ces annonces furent suivies d’effet dès le 14 avril lors du premier conseil municipal qui a suivi les investitures (section III 11 du PV). Espérons que l’opposition réussira à tenir de son côté l’engagement de participer aux réunions de ces commissions, car cela constitue une charge de travail supplémentaire à laquelle l’opposition municipale n’est pas nécessairement habituée.

Mais la nouvelle gouvernance nantaise c’est aussi et surtout plus de place faite aux citoyens. En effet, la candidate Johanna Rolland avait construit sa campagne sur l’idée de participation des habitants à la construction de la ville (trois ateliers ouverts réunis en séances plénières, plus de 200 auditions d’acteurs de la vie nantaise, etc.). Cette méthode combinant principes et orientations énoncés par la candidate et compléments de mise en oeuvre proposés par les habitants recevra, le 30 mars, la confiance des Nantais. Cet élan participatif se poursuit bien évidemment après l’élection. Il se confirme en effet dès le 4 avril par la désignation d’un adjoint spécifiquement chargé du « dialogue citoyen et de la construction ». Sa mission : le renforcement des dispositifs existants de démocratie participative et la mise en oeuvre des modalités nouvelles le tout en assurant la cohérence d’ensemble et en mettant en place les conditions d’un nouveau souffle.

Cette nouvelle manière de construire la ville de demain a commencé à se concrétiser la semaine dernière avec le lancement du grand débat sur la Loire, premier dispositif participatif de cette envergure pour Nantes et son agglomération. Une « commission du débat » a été installée vendredi 19 septembre. Elle est composée de trois élus et de cinq personnalités de la société civile. Ces personnalités sont connues pour leur intérêt pour la Loire et pour leurs sentiments favorables à la démarche du dialogue citoyen et de la co-construction. La commission animera le débat entre octobre 2014 et juin 2015 et rédigera le rapport qui sera remis avant l’été à la présidente de Nantes Métropole. Le débat en tant que tel sera ouvert à quiconque souhaite apporter sa contribution soit en tant que citoyen individuel soit en tant que membre d’un corps organisé (collectifs, associations, etc.). La transparence des débats s’appuie sur l’annonce des projets et études en cours de manière à fixer dès le départ les limites du faisable réduisant ainsi les risques de déceptions. La transparence sera renforcée par la mise en place de moyens numériques récapitulant les contributions et auditions. Tout est donc mis en place pour que la participation la plus large possible des habitants de notre territoire permette d’imaginer les meilleures options pour répondre aux quatre grands enjeux qui constituent la Loire en tant que centre de la Métropole : la Loire des usages, les aspects économiques et écologiques, la problématique de la mobilité et des franchissements et  l’enjeu de l’attractivité et de la qualité urbaine.

Le grand débat sur la Loire est l’application sur une grande échelle (de temps et d’espace) des principes du dialogue citoyen et de la co-construction que la majorité municipale met également en place également au niveau des quartiers et de la ville : le dispositif sera présenté en conseil municipal en décembre 2014.

La nouvelle gouvernance « à la nantaise » c’est donc une concrète ouverture aux membres de l’opposition de certaines instances décisionnaires de la municipalité. Mais c’est aussi, et surtout, une ouverture, la plus large possible, aux habitants de ce territoire. Cette ouverture sur les citoyens ne se fait pas par démagogie ou par volonté de plaire, mais par réel souci de prise en compte de l’expertise des usagers de la ville et de leur intelligence collective. L’éclairage indispensable qu’ils apportent aux élus est nécessaire à la construction de la métropole de demain, de la ville de demain, du quartier de demain ! Ce territoire sera ainsi le fruit :

  • des orientations promues par les élus lors de la campagne électorale et validées par le peuple, par voie de démocratie représentative, le jour du vote
  • des modalités de mises en oeuvre rendues, par le biais de la démocratie participative, bien plus proches des besoins et des aspirations des Nantais.

Voilà ce qu’est la nouvelle gouvernance « à la nantaise » que la droite nantaise a du mal à percevoir, à en juger par le tweet du 19 septembre et les propos rapportés dans l’article du 20 septembre. Or mal percevoir un phénomène signifie de fait l’incapacité de s’y inscrire : tout cela est probablement dû au fait que la droite nantaise est encore (inconsciemment ?) coincée dans sa défaite électorale de mars dernier alors que les habitants de la ville sont déjà dans la co-construction de notre avenir commun.

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Nantes, Politique

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