Il paraît qu’il y a des gens intelligents qui, dans les années 90, ont conseillé à leurs champions politiques de saturer l’espace médiatique pour ne laisser aucune place à la concurrence. C’estfaire probablementtrès bien mais certainement pas facile à faire.
Macron s’y essaie ces jours-ci. Il sature l’espace médiatique avec successivement le wishful thinking sur l’Europe avant-hier, la question de la fusion/acquisition Siemens-Alstom avant-hier soir et hier matin, les annonces budgétaires hier midi, la fusion/acquisition des Chantiers de l’Atlantique par Fincantieri hier midi et hier soir, le projet de loi de fianncement de la sécurité sociale aujourd’hui et que sais-je encore pour les heures et jours qui suivent.
Aucun politique — même pas les commandos insoumis de Jean-Luc Mélenchon — ni aucune mauvaise nouvelle industrielle n’ont réussi à percer le tapis de bombes  médiatiques lancé par l’hôte de l’Elysée.
Seule une enquête d’Elise Lucet et de ses équipes a permis de faire une trouée dans ce nuage communicationnel macronien : #CashInvestigation. Elle y met en lumière les conditions de travail du back office du tertiaire (relire l’article de l’ami Denis Maillard sur le poids politique en formation de ce sujet). Le salariat existe encore. Les conditions de travail sont encore un sujet dont la gauche ne peut plus ne pas se soucier. Et les exemples de Free et Lidl sont assez probants … en attendant les réponses des « accusés » ! Muriel Pénicaud se retrouve ensuite face à Elise Lucet dans le cas de « Nelson » : 10 mois de salaire d’indemnisation pour son licenciement abusif avant la Loi Macron-Philippe-Pénicaud contre 1 mois de salaire d’indemnisation après la-dite loi. Illustration parfaite de l’incongruité de cette loi. Au lieu d’aller sur ce chemin réclamé par le seul MEDEF et tellement défavorable aux salariés, un gouvernement honnête aurait laissé inchangé les règles d’indemnisation et aurait plutôt mis les moyens pour accélérer les procédures prudhommales et ainsi satisfaire employeurs et employés. Mais non, on a préféré la solution de facilité poussée par le MEDEF.
Donc au final, il y a bien essai de carpet bombing communicationnel par le nouveau pouvoir, mais il y a surtout carpet bombing effectif des classes populaires et des classes moyennes : contrats aidés, réformes des APL, baisse des moyens des bailleurs sociaux, loi travail, etc.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

CATÉGORIE

France, Politique

Mots-clés

,