Le Parti socialiste organise ce printemps son 81e congrès. À ce stade, sont proposées aux militants des contributions thématiques et des contributions générales (toutes disponibles ici).
Ce sont les contributions générales qui attireront le plus l’attention des observateurs. Ce sont elles qui pourraient devenir des Textes d’orientation (« TO » dans notre jargon) soumis au vote des militants et présentant chacun un candidat pour prendre la direction du parti. Car oui, un congrès, c’est un processus démocratique qui peut paraître fastidieux mais la démocratie ne tombe pas du ciel et nécessite donc quelques efforts, dilemmes, débats et parfois frictions tranchées in fine par le vote.
En ce qui me concerne, je reste dans la ligne que j’ai choisie de suivre depuis le congrès d’Aubervilliers (2018), celle animée par Olivier Faure et qui a permis, malgré la complexité de la dernière décennie, de remettre le Parti socialiste au « cœur de la gauche » (titre du texte de Faure en 2025). Et j’ai évidemment lu avec attention et intérêt les contributions générales de Philippe Brun et de Boris Vallaud qui incluent, elles aussi, des éléments cruciaux pour la suite du combat en vue de 2027 et au-delà. Je me réjouis en tous cas que tous les leaders socialistes de premier rang soient aujourd’hui explicitement opposés à un quelconque leadership de Mélenchon sur la gauche y compris dans la perspective de la présidentielle de 2027. Le démagogue Mélenchon n’est donc pas l’enjeu pivot de ce congrès socialiste et c’est tant mieux !
Mais ce que je voulais aussi —surtout— mettre en lumière ici ce sont les trois contributions thématiques auxquelles j’ai apporté mon soutien.
D’abord, un sujet majeur si nous prétendons combattre efficacement l’extrême droite : prendre en compte les préoccupations des citoyens et en particulier la question migratoire et y apporter une réponse de gauche conjuguant régulation des flux et investissement dans l’intégration de manière à réellement ouvrir les voies de la citoyenneté, et donc de l’égalité, aux nouveaux venus.
Immigration et citoyenneté. Réguler et intégrer, renouer avec les classes populaires, refaire des Français
La laïcité est un principe fondamental qui, personnellement, me lie à jamais à cette nation de citoyens. Face à tous les adversaires de la laïcité (de droite, de gauche ou chez les intégristes religieux), nous réaffirmons ici que « que la laïcité est d’abord une loi de protection ainsi qu’un principe de progrès, de justice et d’égalité. Loin d’être un simple héritage, elle est un combat politique toujours d’actualité, qui doit être adapté aux défis du XXIᵉ siècle ».
Laïcité : un principe d’émancipation au cœur du socialisme républicain
La lutte contre l’antisémitisme est un marquer fondateur de la République et de la gauche. Par conséquent, « il est particulièrement troublant lorsqu’il émerge au sein de la gauche qui s’est historiquement construite depuis l’affaire Dreyfus, contre les préjugés, les haines, pour l’universalisme et l’émancipation ». J’ai donc co-signé ce texte qui « entend contribuer au nécessaire sursaut de cette gauche face à la banalisation d’un discours de haine, qui compromet nos valeurs fondamentales et menace le pacte républicain. »
Antisémitisme à gauche: reconnaître, comprendre, combattre

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